Salle vidéo terminée, projection sur la vie d’Alexandra, sur l’Hymalaya. Née à Paris en 1868, cette dignoise d’adoption est une des rares femmes du siècle dernier à s’être fait connaître dans le monde très viril de l’aventure et de l’exploration. Cette très grande exploratrice infatigable de l’Asie tenait à faire partager ses expériences : c’est la raison pour laquelle elle transcrivait, entre deux voyages, toutes ses notes. Ses livres sur l’Asie et le bouddhisme lui assuraient le respect du monde scientifique. Celle qui fut en particulier la première européenne à vivre à Lhassa, déguisée en mendiante, avait choisi, en 1927, la lumière de Digne pour ses provisoires retraites. Alexandra David-Néel avait baptisé «Samten Dzong» (forteresse de la méditation), la maison où tous ses ouvrages furent écrits. A sa mort en 1969, Samten Dzong revint à la ville de Digne avec ses droits d’auteur. A charge à la municipalité de prolonger la vocation de ce lieu de rencontres. C’est chose faite. |