Construite sur des terres sèches non inondables, au-dessus des marais, Surgères doit son nom à la rivière qu’elle domine, le Gères (ou Gir). Guillaume de Poitou y établit au IXe siècle un bastion de bois pour contrôler les incursions vikings. Ce bastion devint une citadelle ceinturée par une enceinte fortifiée elliptique de 600 m, flanquée d’une vingtaine de tours bâties par le cousin de Guillaume et ses descendants. Ceux-ci occupèrent le site jusqu’au XVIe siècle. A l’époque, il s’agissait de l’un des plus puissants châteaux forts de la région, mais il fut mis à mal durant la guerre de Cent Ans. En 1471, Louis XI ordonna le démantèlement des remparts, qui seront relevés par Charles de Fonsèque après les destructions des guerres de Religion. L’enceinte actuelle date d’ailleurs de cette époque. Puis en 1856, le château devint propriété de la ville de Surgères. Calme bourgade, Surgères va connaître un XIXe siècle prospère grâce à la viticulture et à la distillerie, prospérité anéantie par la crise du phylloxéra. Heureusement, dix ans plus tard, en 1888, Eugène Biraud crée la première coopérative laitière de France. Aujourd’hui, la ville est encore renommée notamment pour son beurre, le premier en France à avoir pu bénéficier de l’appellation d’origine contrôlée en 1980. Son centre-ville, bien rénové, offre des perspectives agréables et l’on peut y flâner en rêvant à la belle Hélène, demoiselle d’honneur de Catherine de Médicis et muse de Ronsard, née au château en 1546. |