Toujours impressionnant lorsqu’on l’admire depuis les rives de la Mayenne, le château a été fondé au début du XIe par Guy Ier de Deneré, et c’est au début du XIIIe siècle qu’il voit son épanouissement. Son donjon témoigne de l’influence jusqu’aux terres Plantagenêt, des nouveautés introduites dans les châteaux de Philippe Auguste (construction cylindrique de plus de 34 m de hauteur, il est couronné de hourds, charpentes défensives). Le château, unique en son genre est la résidence des comtes de Laval jusqu’en 1794. Il abrite aujourd’hui une collection d’art naïf et des vestiges de monuments mayennais. On y découvre aussi les peintures de Jean-Baptiste Messager : peintre né à Laval en 1811, les deux tiers de ses œuvres représentent la ville avant les grands travaux d’aménagement urbain. Créé en 1967, le musée contient toute une collection de plus de 600 peintures naïves (françaises, yougoslaves, brésiliennes…) dont deux signées du Douanier Rousseau : Vue du pont de Grenelle et Vue de l’île Saint-Louis prise du quai Henri IV, et la reconstitution de l’atelier de l’artiste, rue Perrel, dans le 14e arrondissement de Paris. Il regroupe aussi un fonds documentaire acheté par la ville de Laval avec des lettres, cartes postales, partitions musicales, etc. Un hommage au Douanier Rousseau, bien naturel de la part de sa ville de naissance. Le château, aujourd’hui est une référence pour les historiens, qui se penchent sur cette facette de la création artistique. |