C’est un musée-œuvre extraordinaire, une visite à ne manquer sous aucun prétexte. De retour au pays en 1962, le peintre lavallois a déjà soixante ans lorsqu’il s’installe dans cette ferme pour y créer son chef-d’œuvre : un univers architectural imaginaire à la croisée de tous les styles. Il travaillera dessus sans cesse jusqu’à sa mort, en 1983. Il est enterré à La Frénouse. Les sculptures du musée s’échelonnent le long d’une allée des Géants de 80 m : si leurs noms font référence aux artistes ayant marqué Tatin (Picasso, Klee…), leurs formes sont inspirées des mythologies du monde entier. L’ensemble s’apparente à ces génies de l’art populaire et naïf que sont le Facteur Cheval et Picassiette, mais il faut noter, chez Tatin, l’importance de l’aspect symbolique et ésotérique, la référence constante aux croyances et religions diverses amalgamées entre elles. Entre dragon, porte du soleil ou de la lune et jardin des Méditations, le voyage proposé par Robert Tatin surprend à chaque pas. |