Couronnée par l’église abbatiale, Saint-Florent-le-Vieil domine la Loire depuis les 45 m du mont Glonne. On dit que le clocher vit l’ermite Florent, venu évangéliser, au IVe siècle, ce pays peuplé de vipères et de païens. Des moines y fondèrent en tout cas une abbaye, sur les reliques du saint. Après une période florissante, les derniers moines disparaîtront à la Révolution. La ville fut le théâtre de moments épiques des guerres de Vendée. C’est là qu’expire le général Cathelineau, vénéré en Anjou, après avoir été mortellement blessé à Nantes ; là encore que l’armée vendéenne, suivie de femmes et d’enfants (près de 80 000 personnes), passa la Loire, marquant le début de la Virée de galerne. La terreur des exécutions a tristement promu le village, haut lieu de mémoire de la Vendée militaire. Dans l’église, l’original du marbre sculpté par David d’Angers, grâce aux prisonniers célèbre le pardon de Bonchamps, qui épargna la vie de 5 000 prisonniers bleus rassemblés dans l’église. Le père du sculpteur angevin figurait parmi ces prisonniers. Ne manquez pas de parcourir la vieille ville : vous y marcherez sur les pas des gabelous poursuivant les faux-sauniers (contrebandiers), en quête de l’or blanc : le sel. Fin juin, début juillet, le festival Les Orientales place la cité sous le signe de la musique et des traditions d’Orient. (Site : www.festival-les-orientales.com).