Déjà sous l’Empire romain la ville, né de la faille du sillon de Bretagne et de la rencontre de L’Erdre, de La Sèvre nantaise - comme il se doit - et de la Loire était la plus importante d’Armorique. Elle se nommait alors Condevincum et les Namnètes la peuplaient. A cette époque elle est tête de pont d’un important réseau routier et elle connaîtra jusqu’aux invasions barbares une incontestable prospérité. Invasions qui laissent au IXe une ville totalement exsangue, au point tel qu’elle se trouve quasiment désertée. A la fin du Xe siècle, la ville devint capitale de Bretagne. Au fil des siècles, sous l’autorité des Ducs bretons, elle affirme sa prédominance et voit le XIVe comme son siècle d’or... L’activité portuaire est importante, la marine bretonne est alors la première en Europe, le commerce est florissant, les grands chantiers se multiplient. La fin de la souveraineté bretonne marque la fin de la suprématie politique de la ville, peu à peu les institutions vont la déserter, préférant Rennes, plus proche de Paris. Nantes, depuis une décision du gouvernement de Vichy en 1941, ne serait plus en Bretagne...