En 1680, les Grande et Petite Ecuries accueillaient un millier de personnes dont la fonction se rattachait surtout aux carrosses et aux 600 chevaux qui servaient alors au Roi-Soleil et à sa Cour. Un siècle plus tard, 2000 voitures envahissaient les remises de la Petite Ecurie. Louis XVI, pour rétablir en partie la dette de l’Etat, dut sacrifier la moitié de ses chevaux à la Révolution, tandis que les carrosses étaient dispersés. Le Directoire installa ensuite une école nationale d’équitation dans les lieux, mais la Restauration de Louis XVIII, dès 1814, fit à nouveau des bâtiments l’abri des services des stalles royales. En 1837, Louis-Philippe Ier prit la décision de transformer le château en un musée consacré aux gloires du pays et céda les écuries aux œuvres en réserves dans le seul souci de constituer une collection unique. Cette dernière est installée aujourd’hui dans la Grande Ecurie et donne à voir des pièces somptueuses : les 7 berlines du mariage de Napoléon Ier et Marie-Louise d’Habsbourg, le carrosse du sacre de Charles X, le char funèbre de Louis XVIII (dit ”Corbillard”), et autres traîneaux et chaises à porteurs. |