C’est une ville historique dont le nom est dérivé de ”Pincius” ou ”Pinciacum” au IXe siècle et qui voit la naissance de Saint-Louis le 25 avril 1215. Il fut également baptisé à Poissy. Le roi aimait la ville et parfois signait son courrier ”Louis de Poissy”. Au XIe siècle, l’abbaye de Dame-Augustines fut donnée par Philippe Le Bel aux Dominicaines. C’est dans le réfectoire de l’abbaye que s’est tenu en 1561, du 9 septembre au 13 octobre, le ”Colloque de Poissy”, sur l’initiative du chancelier Michel de l’Hospital : les catholiques et les protestants purent défendre chacun leur doctrine. L’avenue des Ursulines évoque le couvent des Ursulines où ont vécu des religieuses de 1647 jusqu’à la Révolution. C’était un pensionnat, où Jeanne Poisson, la future Marquise de Pompadour, fut éduquée. C’est en 1821 que le lieu est reconverti en maison centrale de correction après avoir servi de dépôt de mendicité, puis d’hôpital pour la Grande Armée. A voir, la tour de Béthemont, un maillon essentiel du système de défense de la vallée de la Seine. Cette tour de vigie, haute de 20 mètres, fut reprise aux anglais par les troupes de Jeanne d’Arc en 1429. Cet épisode de la guerre de Cent Ans est illustré par un vitrail de la collégiale. Autre lieu, la ferme de Poncy, ferme fortifiée faisant partie du système défensif du passage entre Rouen et Paris. Toujours en activité, elle est entourée de terres agricoles. La chapelle de la Maladrerie, construite au XIIe siècle sur un axe important, la route des Quarante-Sous. La Maladrerie était destinée aux soins des lépreux. Elle sera rattachée à l’Hôtel-Dieu de Poissy au XVIIe siècle. Les peintures qui ornent les voûtes sont hélas, dans un état pitoyable.