Le Chesnay fut d’abord nommé Quercetum, Canoilum en 1122, puis Chesnetum au XIIIe siècle, appellation qui désigne un endroit où il y a des chênes. C’est d’abord un village de bûcherons et cultivateurs puis une possession de l’abbaye de Saint-Germain des Prés au XIIe siècle. L’abbaye en question cèdera plus tard la propriété à d’autres moines parisiens : les chanoines de Saint-Benoît y construiront alors une église. Le Moyen Age amène la peste noire qui n’épargne pas le bourg et dévaste sa population. Le XVIIe siècle promet lui, un meilleur avenir au Chesnay : Pierre Le Pelletier, conseiller du roi et Charles Maignart, seigneur de Bernière prennent en main la reconstruction de la paroisse. Le château du Grand Chesnay, situé dans le parc Aubert, voit le jour, et, bien entendu, la construction du château de Versailles est commencée. Elle amène une nouvelle population, artisans et travailleurs évidemment mais aussi nombreux châtelains venus s’installer tout près du souverain. Lorsque le roi lui-même rachète Le Chesnay, la population gonfle encore : gardes royaux, matelots, officiers, jardiniers, maraîchers et serviteurs affluent en masse. A l’heure de la Révolution, la ville semble être relativement indifférente aux événements. Par contre, après la défaite de Waterloo, les chesnaysiens sont nombreux à prêter main forte aux troupes d’Exelmans pour vaincre les prussiens. En 1870, le village souffre des destructions et les habitants se regroupent en lisière de la forêt de Marly. Au début du XXe siècle, le quartier de ”Plateau” se construit avec une nouvelle église, mais le bourg souffre du conflit de la première guerre mondiale et se vide. A partir de 1920, et pendant trente ans, la tendance s’inverse. La population double, puis, l’urbanisation se met en marche : les terrains agricoles cèdent la place aux nouvelles constructions. Les immeubles modernes poussent et relient le plateau et le ”Grand Chesnay”. Ville nouvelle et vieux Chesnay sont alors greffés pour former la ville que nous connaissons aujourd’hui