Edifié, selon une tradition populaire, pour abriter une statue de la Vierge déterrée miraculeusement par un taureau, l’édifice n’était en 1201 qu’un ermitage, qui vit se développer en son sein une communauté de moines entretenus par Gui Ier de Lévis. En 1232, le seigneur se distingua auprès de Simon de Montfort dans la croisade contre les Albigeois et fit par charte une donation pour construire là une abbaye. Vers 1850, les Lévis-Mirepoix acquirent l’abbaye, la restaurèrent et la mirent à la disposition de l’orphelinat de l’Assomption d’Elancourt. Rénovée de nouveau et entourée d’édifices monacaux, elle accueille désormais un Centre Professionnel Horticole. Mais cérémonies religieuses et messes sont encore régulièrement célébrées dans l’église, où l’on peut découvrir les statues tombales de 3 maréchaux de la Foi, seigneurs de Lévis, l’autel avec sa table de pierre qui jadis portait la statue de Notre-Dame de la Roche, les 28 stalles (XIIIe siècle), le transept qui forme à gauche une chapelle mortuaire et le caveau de la famille Lévis Mirepoix, enfin la salle capitulaire, le plus précieux vestige des bâtiments abbatiaux. |