Le Montlouis, sobre maisonnette où vécut le philosophe de 1757 à 1762 est intacte, bien qu’affublé d’une demeure bourgeoise rajoutée au XIXe siècle. Les six années que Rousseau y passa furent très fécondes. Il y rédigea la ”Lettre à d’Alembert sur les spectacles”, ”La nouvelle Héloïse”, ”Du contrat social” et ”L’Emile”. Condamné à la fuite lorsque cette dernière œuvre fut censurée, il se réfugia en Suisse. Aujourd’hui, dans le musée, il vit encore : le jardin, les murs, les objets et les meubles parlent de l’homme, de ses idées originales et visionnaires, de son caractère indépendant et fier. Au fond du petit jardin domine le donjon, un abri de pierres dans lequel Rousseau écrivait et, près de la maison, se tient ”le cabinet de verdure”, une table, un banc de pierre ombragé où il recevait ses amis. Le logis, simple et rudimentaire, évoque l’atmosphère spartiate dans laquelle il vivait. Rousseau préférait son indépendance et une vie humble au luxe des salons littéraires. |