Chef-d’œuvre de la Renaissance, le château d’Ecouen fut construit entre 1538 et 1555 par Anne de Montmorency, connétable de France, et son épouse Madeleine de Savoie. Il fit appel aux plus grands artistes de son temps, notamment à Jean Goujon pour la décoration extérieure du monument et à Bernard Palissy pour la fabrication des vitraux. Cet édifice est un exemple caractéristique de l’architecture française du milieu du XVIe siècle. Le parc de 17 ha, dessiné par Jules Hardouin-Mansart date XVIIe siècle (on peut le visiter gratuitement tous les jours de 8h à 19h l’été et de 8h à 18h l’hiver). Après la mort du petit-fils du connétable Henri II de Montmorency, décapité en 1632, le château revint aux Condés, auxquels il fut confisqué à la Révolution. En 1962 le domaine et le château ont été cédés au ministère des Affaires culturelles. Installé en 1977 dans le château, le Musée national de la Renaissance est constitué en partie avec des collections Renaissance du musée Cluny à Paris. Les salles à hauts plafonds et cheminées monumentales en pierre ou en marbre, sont décorées somptueusement. Son plus beau trésor est sans conteste la tenture de David et Bethsabée, qui occupe une grande partie du premier étage. Cette tapisserie monumentale de 75 m de long, tissée à Bruxelles en 1515, raconte en 10 images colorées de rouge et de bleu pétrole, une histoire de guerre et d’amour. On y trouve aussi l’horloge automate en forme de navire, autrefois dite Nef de Charles-Quint. De nombreuses collections d’objets originaux d’art et de science, d’orfèvrerie, d’émaux peints, vitraux céramiques, vaisselle, armes, sculptures, peintures et carrelages magnifiques témoignent du raffinement, de l’imaginaire et de l’univers des humanistes de la Renaissance. Œuvre de Bernard Palissy, Saint-Porchaire et Masséot Abasquesne, Le Déluge est une remarquable reconstitution du deuxième pavement réalisé pour le château d’Ecouen aux armes du connétable, de son épouse, d’Henri II et de Catherine de Médicis. |