En voiture, éviter absolument de se garer rue des Rosiers (la seule accessible le week-end) car les enlèvements sont très fréquents. Les deux parkings de la rue des Rosiers sont très chers. En cas d’achats volumineux, des sociétés de transport sont présentes à l’intérieur de l’enceinte et certains marchands assurent ce service. Impossible de parler antiquités ou brocante sans voir les puces de Saint-Ouen. Cet immense grenier, capharnaüm d’objets curieux, prestigieux ou excentriques rassemble chaque fin de semaine toute une foule d’amateurs férus, de flâneurs distraits, de marchands lunatiques et de pickpockets. Rejetées de la capitale au XIXe siècle, les cités de chiffonniers, les baraques foraines et les guinguettes s’entassent sur le site. ”Terre d’asile” pour les marginaux, les réfugiés voire les bandits, ils sont à l’abri dans ce labyrinthe de ruelles, d’arrière-cours et d’échoppes. C’est un monde à part et ni les fortifications du XIXe siècle, ni les taxes et octrois, ni le nettoyage brutal de 1942 ni même la modernité des nouveaux marchés Dauphine et Malassis n’ont eu raison de Saint-Ouen. Au contraire, l’arrivée du métro à Clignancourt en 1908, l’âge d’or du marché noir des années d’occupation et les modes déjantées relancent l’activité. |