Il existe encore à Montreuil 30 ha de murs à pêches, un vestige arboricole datant de 1788. A cette date, un acte d’abandonnement et de partage des biens d’un vigneron à ses six enfants stipule ”qu’il sera fait dans le jardin de Saint-Antoine des murs de traverse pour servir de clôture aux frais des lots qu’ils concernent ; les dits murs placés dans la direction du soleil d’une heure. (…) Aucune des parties ne pourra placer son mur qu’en observant une distance de 10 pieds jusqu’au sentier qui servira d’entrée commune”. C’est à ces contraintes collectives que l’on doit cet extraordinaire paysage horticole qui demeure aujourd’hui unique en Ile-de-France. |