Montfermeil reste longtemps un riche et important domaine seigneurial. La seigneurie est vendue en 1735 à Jean-Hyacinthe Hocquart, conseiller au Parlement. Ce denier fait aménager le château par l’architecte Claude-Nicolas Ledoux qui adjoint au corps de bâtiment principal deux pavillons. La propriété est vendue en 1891. La commune rachète le domaine en 1928 pour le démolir. Il ne subsiste quasiment rien de cette magnifique demeure à l’exception d’une partie des dépendances. Elles sont restaurées et abritent désormais le musée du Travail. Un autre témoignage du château est également sauvé, une sculpture du parc réalisée par Julien qui est exposée au musée du Louvre à Paris. Montfermeil est tout d’abord célèbre pour son vin rouge le ”Taconnet”, longtemps très prisé dans la région. Il subsiste encore aujourd’hui quelques pieds de vigne que l’on vendange tous les ans. La littérature rend célèbre aussi Montfermeil avec Paul de Kock, en 1827, qui dans son roman La Laitière de Montfermeil dépeint une histoire d’amour entre une jeune laitière du village et un bourgeois et Victor Hugo qui dans un bois à proximité du village, situe le début des Misérables, ouvrage publié en 1862. Cosette va chercher de l’eau à la source du Buisson quand elle fait la rencontre de Jean Valjean, qui va l’arracher des mains de l’odieux couple Thénardier. L’auteur séjourne à Montfermeil en compagnie de sa maîtresse Juliette Drouet dans les années 1840. La fontaine Jean Valjean, qui porte le nom du héros du roman de Victor Hugo est restée intacte et fonctionne toujours. La petite église Saint-Pierre-Saint-Paul dont le clocher date du XIIe siècle et le corps de l’édifice du XVIIIe siècle, abrite un magnifique calvaire, œuvre du sculpteur Rude.