C’est au tout début des années 1820 que commence l’histoire de Barbizon, alors petit hameau de bûcherons rattaché à Chailly-en-Bière, telle que nous la raconte Alfred Sensier, ami de Théodore Rousseau et historien de la commune. Désireux de quitter Paris où ils se sentent par trop confinés, lassés de l’académisme parisien, les peintres souhaitent faire communier leur art et la nature. Le hameau, bien desservi par le train, ce qui explique son choix, devient rapidement le lieu de prédilection des artistes attirés par la forêt de Fontainebleau environnante. Les époux Ganne qui y tiennent une petite épicerie ouvrent leur table à ces nouveaux venus. Au fil des années, Barbizon acquiert son surnom évocateur de ”Montmartre-sous-Bois”. Aujourd’hui, l’Auberge Ganne est devenue Musée municipal de l’Ecole de Barbizon et l’on s’imagine aisément la joyeuse atmosphère d’antan à la vue des murs et autres meubles peints.