Jusqu'en 1789, la Bastille est une prison pour les activistes politiques réfractaires à la monarchie : le marquis de Sade, le duc de Richelieu ou encore Voltaire y effectueront des séjours plus ou moins longs. C'est peu dire que ce symbole de la surveillance royale était peu apprécié par les Parisiens. Pendant la réunion des états généraux, une émeute se prépare à Paris sous la menace de la garde royale qui veille au maintien de l'ordre. Le peuple s'empare des armes et le 14 juillet 1789 les Parisiens prennent d'assaut la forteresse de la Bastille pour y récupérer la poudre à canon. Le marquis Launay, alors gouverneur de la Bastille, propose de parlementer, mais son appel n'est pas entendu et il finit par ordonner le feu à outrance. Durant les semaines qui suivent, les ouvriers du faubourg Saint-Antoine s'acharnent à démonter la Bastille de toutes ses pierres, récupérées comme de véritables trophées. Edifiée en 1840 sur décision de Louis-Philippe, la colonne de Juillet célèbre la mémoire des victimes des journées révolutionnaires de 1830. La place de la Bastille demeure un symbole fort de la démocratie et de la liberté françaises. Aujourd'hui, la Bastille est un des quartiers branchés de Paris, les bars de la rue de Lappe entretiennent la fièvre nocturne parisienne. |