Une adresse de luxe à la déco digne d'un film de cape et d'épée. Parquet laqué, lustres, plafonds peints, chaises d'époque, en franchissant la porte cochère qui mène à l'entrée du 1728, il se passe déjà quelque chose de magique. Une impression de remonter le temps, une irrépressible envie de remettre perruque et chaussures à talonnettes, de se mettre au vieux " françois " et même d'arriver, cheveux au vent, en carrosse. Vous êtes dans les salons restaurés de l'Hôtel d'Anjou où a vécu Lafayette. Cela suffit à faire naître en vous une montée d'adrénaline et ce, en quelques secondes à peine de présence à l'intérieur de ce monument. Mais passons à table car c'est aussi cela qui nous amène ici. En cuisine, Yannick Quéré et Géraldine Rumeau préparent des plats aux intitulés qui inspirent le voyage. Ils proposent pour chaque période de l'année une " carte de saison ", de Belle-Ile à Kyoto, par exemple pour le printemps et l'été 2006 Ainsi, on commande un Belle-Ile, un désir thaï ou un Kobe, une toque faubourg ou des avocats combattants. Les desserts sont délicieusement appétissants et la carte des vins, sublimement fournie, blanc fumé de Pouilly, Puligny-Montrachet... Le 1728 est sans doute l'une des expériences culinaires et visuelles les plus fabuleuses de la capitale. |