Une allure de bistrot chic, ni vieillot ni trop étudié, pour cette nouvelle adresse discrète et pleine de charme, où il fait bon prendre son temps. Du dehors, la grande baie vitrée laisse entrevoir un cadre épuré et sobre, entre le vieux téléphone et le tableau noir. Passé l'accueil chaleureux, le Cinq Mars déploie une cuisine aussi simple que raffinée, sans esbroufe, réservant quelques jolies surprises. Si vous optez pour la terrine de campagne, on vous la posera à l'ancienne sur la table, dorée et plantée d'un couteau à moins que vous préfériez, par curiosité, tenter l'assiette saint-marcellin, saucisses sèches et pommes sautées à 10,50 €. De même pour la mousse au chocolat, compacte à souhait, servie, elle aussi, à discrétion. Une réelle incitation au crime, on en croit à peine ses yeux. Entre deux, de jolies découvertes, tel le pot-au-feu maison à 17,5 €, la saucisse grillée avec sa purée à 16,50 € ou le filet de bœuf grillé et son gratin dauphinois à 22 €. Un conseil : mieux vaut réserver, surtout le week-end. Les banquettes du fond s'avèrent des plus douillettes. Vin à la ficelle. Clientèle trentenaire plutôt huppée. Pourquoi le Cinq Mars ? La réponse à l'énigme se trouve devant le grand bar qui fait face à l'entrée, sur une tomette gravée au nom du marquis de Cinq-Mars... |