Le Cyclop est l’une des œuvres les plus impressionnantes du XXe siècle. C’est probablement la plus grande œuvre du sculpteur suisse Jean Tinguely, disparu en 1991. Se dressant au cœur même de la forêt tel un totem insolite et démesuré, ce monstre mécanique aux dimensions monumentales (23 m de hauteur, 300 tonnes de ferraille), est construit dans le plus grand des secrets sur une période de 25 ans. Niki de Saint-Phalle, César, Arman ou Spoerri ainsi qu’une dizaine d’artistes collaborent au projet. Une tête de cyclope étincelante de miroirs, où escaliers, passerelles et mezzanines invitent le visiteur à la découverte d’un univers enchanteur. A l’extérieur se trouvent des éléments anthropomorphiques : une oreille de géant, un œil mobile, incrusté comme un diamant au milieu du front. De la bouche du Cyclop jaillit de l’eau qui ruisselle sur une langue, à l’image du toboggan. A l’intérieur se trouve une machinerie formidable, aux engrenages de ferraille aussi fascinants qu’hétéroclites qui tournent et s’entrechoquent. En 1987, Jean Tinguely et Niki de Saint-Phalle, font don du Cyclop à l’Etat français. En 1988, le ministère de la culture crée l’Association Le Cyclop qui a pour mission de promouvoir l’œuvre et de veiller à son entretien. C’est cette association qui fait visiter le site. |