2006 sera l’année du changement pour la Villa de Jean-Luc Tartatin qui, à quarante ans tout juste, s’impose parmi les chefs qui comptent en France. Le premier étage de l’ancienne demeure de l’écrivain Armand Salacrou va être entièrement rénové, un véranda climatisée va être installée sur la façade de l’établissement, face à la mer donc, et les salles de restaurant vont être entièrement redécorées. Ces nouvelles sont donc bonnes et confirment la volonté de Jean-Luc Tartarin de rester à la tête du restaurant «phare» du groupe Partouche, prochainement à la tête du premier casino Havrais. Ultra contemporaine, inventive, la cuisine de ce passionné de voitures anciennes «déménageé : velouté de cèpes et riz noir, coco de Paimpol façon capuccino, trait de jus de groseilles, tranche de palette ibérique, foie gras de canard tranché épais cuit à la plancha, choucroute virtuelle, salade acide, jus au vinaigre balsamique et baies de genièvre sorbeté, bar sauvage servi sur une gelée tiède de navets au Campari, émulsion de moules de bouchot au fenouil, grouse rôtie pochée dans un bouillon pur malt, sapin et poivre sarawak, servie dans un consommé au carottes jaunes du Doubs et trompettes de la mort, croustillant au pralin à la «panna cotta», prunes en gelée au vinaigre balsamique et hibiscus. Une puissante inventivité, une évidence insolente, du très beau travail. |