Elle est l’un des rares monuments à avoir survécu aux terribles bombardements de septembre 1944. Une première église avait été érigée en ce lieu en 1520. Tout en bois, elle fut remplacée par une église plus solide pourvue de piliers en pierre. La tour, de style gothique, date de 1540, c’est la partie la plus ancienne de l’édifice actuel – elle était à l’origine plus élevée et surmontée d’une flèche. En 1563, les Anglais occupent la ville. Ils utilisent alors la batterie placée sur la tour centrale contre le camp de l’armée royale. Aussi, lorsque les Français reprennent la ville, donne-t-on l’ordre d’abaisser cette tour et de détruire la flèche. L’église actuelle a été réalisée entre 1575 et 1610. C’est un pur exemple de transition entre le style ogival et le style classique. Les deux portails latéraux datent de 1604-1605. La façade, quant à elle d’un style classique, date de 1611-1638. Dévastée et saccagée pendant la Révolution française, elle est restaurée une première fois en 1830. Endommagée pendant les bombardements de septembre 1944, elle subit une deuxième restauration qui s’est achevée en 1974, année où elle fut érigée en cathédrale. Les deux vitraux du XIXe siècle ont pu être conservés, ainsi que les grands orgues qui avaient été donnés par le cardinal Richelieu. Ils furent entièrement restaurés et inaugurés en 1980. L’aménagement du chœur s’est quant à lui achevé en 1994. A l’intérieur, les deux chapelles latérales de ce même côté sont également rénovées. Le chemin de croix provenant du paquebot Normandie a été installé dans la cathédrale en 2004. |