Dès l’époque romaine, l’abondante présence d’argile dans le sous-sol de la commune permit la production de faïence, mais c’est l’Anglais Georges Wood, en 1797, qui marqua une étape décisive en fondant à Forges la première faïencerie. L’argile blanche, extraite dans la ville, approvisionnait d’autres faïenceries renommées, comme celle de Douai. La production de faïence se faisait selon deux procédés et permettait d’obtenir deux types de faïence : la faïence fine, faite d’argile blanche et dite « terre de pipe », et la faïence dite épaisse ou « culs noirs » – en raison de l’enduit de couleur noire dont étaient recouverts leur envers –, à base d’argile rouge mélangée à du silex calciné et broyé, qui permettait une ornementation délicate. La faïence de Forges est aussi célèbre pour les décors naïfs – maisons, fleurs, poissons, oiseaux… – qui la caractérisent. C’est dans la salle des mariages de la mairie que vous pourrez admirer les quelques 250 pièces de cette superbe collection de faïences de la fin du XVIIe siècle et du XIXe siècle. |