Du château primitif en bois des Bellême, il ne reste plus rien et de celui de Henri Ier Beauclerc, quelques vestiges, puisqu’il fut volontairement détruit à la demande de Sully en 1608. Les tours polygonales du châtelet d’entrée possèdent au rez-de-chaussée une courtine à gaine construite au XVIIIe siècle permettant de surveiller les extérieurs. Une partie du donjon, classé Monument historique, a échappé à la destruction : deux pans de murs de 25 mètres de haut et 4 mètres de large. L’intérieur du château ou de l’enceinte représente une surface d’environ 1 hectare, gardée actuellement par onze des ving-quatre tours d’origine, certaines possèdent encore des éléments défensifs comme des mâchicoulis. Une table d’orientation permet de se localiser et de découvrir le remarquable panorama du bocage domfrontais depuis le jardin dominant le val des Tanneries. La prieurale Saint-Symphorien, érigée vers 1100, possède des contreforts-colonnes uniques dans l’art roman normand. Elle vient de bénéficier d’une mise en valeur et d’une remarquable restauration. |