Consacré en 1204, cet édifice roman, le plus ancien de Saint-Lô, subit au cours des siècles de nombreux remaniements. Au début du XIXe siècle, les bâtiments conventuels sont transformés en haras. Seuls subsistent de l’époque romane le portail et les premières travées. Le clocher reconstruit en 1860 est abattu en 1944 et remplacé par un campanile de béton à croisillons. Une plaque posée sur le mur du clocher rappelle un affreux souvenir de la Libération : le 16 juillet 1944, le major T-D Howie, commandant le 3e bataillon du 116e régiment d’infanterie américain reçoit du général Gerhardt l’ordre de prendre Saint-Lô. Préparant sa mission au matin du 17 juillet, il est tué par un éclat de mortier tout près de l’église. Tenant à ce que celui qui voulait être le premier libérateur de la ville entre avec eux, ses soldats recouvrent son corps du drapeau américain et le déposent sur les ruines du clocher de l’église. |