Installé sur la montagne du Roule, à 112 mètres d’altitude – à Cherbourg, ça commence à faire haut. De là, on jouit d’un panorama magnifique sur la rade et la ville. La montagne est en grès, signification de « roule » en vieux français. Le fort militaire qui le couronne fut construit entre 1852 et 1857. Deux siècles auparavant, Mgr Duquesne y fonda un ermitage et choisit de s’y faire enterrer. En 1793, on y édifie une redoute chargée de défendre la ville, qui sera agrandie sous Napoléon et deviendra fort en 1813. Les Allemands s’y réfugièrent après l’arrivée des Alliés et ne se rendirent qu’après de très violents combats le 26 juin 1944. René Coty inaugura le musée de la Libération à la date anniversaire du 6 juin 1954. Complètement remanié à l’occasion du 50e anniversaire du débarquement, le musée retrace chronologiquement les différentes étapes de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, de la mise hors d’usage du port par l’armée allemande jusqu’à sa réhabilitation par les GI en quelques semaines. Cherbourg eut un rôle stratégique important dans la reconquête de l’Europe, grâce à son fameux port en eau profonde. 17 salles réparties sur 800 mètres carrés et deux étages présentent la vie quotidienne sous l’occupation allemande, et les préparatifs de la plus grande opération de débarquement de tous les temps au nom de code Overlord. A noter que la montagne est parcourue de souterrains, propriétés de la Marine nationale. |