Plus qu’une brasserie, le Commerce est une véritable institution cherbourgeoise. Et toujours une invitation au voyage : après l’ambiance paquebot de ces dernières années, la nouvelle décoration, dans le style de l’Orient-Express, fait la part belle aux arts nouveaux, et à l’univers de Klimt. Un voyage gastronomique aussi, au cœur du terroir normand, dans le respect des traditions. Ici, tout est fait maison, viandes, pâtés, et même les frites. Service à l’ancienne, en uniforme marinière et tabliers longs. Connaissez-vous le gressin? Ces rillettes de porc du Nord-Cotentin, cuites avec oignons et persil et écrasées à la fourchette, constituaient jadis le petit-déjeuner traditionnel de la région. Aujourd’hui, on peut s’en régaler au déjeuner comme au dîner. Gourmet aussi, le steak haché. Décliné en huit nuances, dont le normand – crème, champignons, flambage au calvados. Miam! On a aimé le menu normand à 12,70 !, qui allie gressin, tripes à la Mode de Caen (maison, bien sûr!), teurgoule ou pommes cuites au cidre. Sans oublier l’autre grand classique de la maison, le tartare, dont la réputation n’est plus à faire. Les amateurs de poisson se laisseront tenter par le dos de cabillaud et sa sauce aux ails. Le tout plutôt rapidement sur table, et en proportions généreuses. Pour tailler la bavette avec les Cherbourgeois, rien ne vaut un petit tour au bar, avant de commencer. En dégustant, par exemple, un vin de fraise ou une sangria blanche. Si ça n’est pas le palais de la découverte, c’est à coup sûr de vraies découvertes pour le palais. |