Une maison dont l’intérêt est historico-architectural, car sa façade porte les témoignages des différentes influences architecturales durant une période couvrant plusieurs siècles : les historiens parlent de sédiments. Comme dans la majorité des maisons du village, le rez-de-chaussée était consacré au commerce, les étages à l’habitation, le dernier étage, qui était toujours ouvert pour faciliter la circulation d’air, servait pour entreposer certaines marchandises. A remarquer : sculpture préromane archaïque du XIe avec son modillon représentant l’amour, arc brisé et mouluré au rez-de-chaussée correspondant à l’entrée de l’échoppe du propriétaire, et fenêtre géminée avec décor floral du XIIIe siècle à l’étage, améliorations aux XVe et XVIe siècles, avec l’apparition de fenêtres à meneaux (en forme de croix), qui au départ sont fermées avec des volets de bois possédant un opercule en vessie de porc ou en papier huilé, les vitraux n’apparaissant qu’au cours du XVIe. Porte du rez-de-chaussée datant du XVe siècle avec une imposte plus ancienne utilisée comme élément de décor, elle est significative de la richesse du propriétaire, dont la boutique du rez-de-chaussée est dorénavant séparée de l’entrée principale de son habitation. |