Inutile d’être futé pour connaître le prestige du musée Ingres, qui a donné à la ville ses plus belles lettres de noblesse. Né à Montauban en 1780, le peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres offrit au musée de sa ville natale quantité d’antiquités, de peintures anciennes, de dessins autographes (plus de 4 000), ainsi qu’une vingtaine de tableaux et de nombreux objets personnels parmi lesquels le « violon d’Ingres » si intégré dans le vocabulaire courant qu’on en oublie qu’il a bel et bien existé. Six salles sont aujourd’hui consacrées à Ingres. On y trouve de grandes compositions révélant l’influence de l’Antiquité et de Raphaël, mais aussi des œuvres de jeunesse réalisées dans l’atelier de David ou plus tard à la Villa Médicis à Rome dont il fut pensionnaire, puis directeur. Quelques études peintes et les célèbres portraits (Mme Gonse) complètent l’évocation de sa carrière. Les dessins sont présentés par roulement dans trois salles. Le deuxième étage rassemble les collections personnelles du peintre, ainsi que des œuvres représentatives de l’histoire de la peinture du XVIe au XVIIIe siècle. |