Est-ce seulement le jeu des reflets de lumière, colorés par la brique au bord du Tarn? Rabastens rappelle une petite Albi. C’est à la fuite de la population d’une villa gallo-romaine voisine pendant les grandes invasions du Ve siècle qu’on fait remonter le premier peuplement de l’ancienne cité. Puissante à l’époque médiévale, elle se plaça sous la protection des comtes de Toulouse avant d’entrer dans le domaine royal. De beaux hôtels particuliers (hôtel de Rolland, quai de la Libération, hôtel de La Fite, rue Amédée-de-Clausade) témoignent aujourd’hui du temps où (du XVIIe au XIXe) la ville fut choisie comme lieu de résidence par plusieurs familles aristocratiques. Rabastens tire sa renommée actuelle de son vignoble millénaire (d’appellation gaillac), d’un passé artisanal (meubles) et de son architecture de brique.