Son origine reste encore imprécise à ce jour. De sa masse trapue, elle domine le ravin profond du Naridelle (affluent de l’Agout). Sans doute devait-elle être incluse au XIIe siècle dans cette première ligne de fortifications qui au début du XIIIe siècle impressionna tant les chroniqueurs de la croisade des Albigeois. « La force des murailles qui fermaient la ville de toutes parts la rendait inexpugnable », déclarait Guilhem de Puylaurens. De fait, Simon de Montfort dut les contourner par ruse. L’amorce d’un mur épais de 2,50 m sur son flanc (est) donne une idée de leur résistance. De chaque côté, une courtine épaisse – celle de l’ouest – rejoignait le ravin du Valat-Viel qui enserrait la ville. Mais comme pour d’autres forteresses du comté, le traité de Paris de 1229 imposa au comte Raymond VII de Toulouse le démantèlement des murailles. |