On ne s’étonnerait pas de trouver le nom de Philadelphe Thomas dans un roman de Jules Verne. Ce docteur gaillacois rassembla, au XIXe siècle, une extraordinaire collection de pièces ayant trait aux sciences naturelles. Légué à la ville en 1912, il est aujourd’hui reconnu comme unique dans la région. Un fonds important de paléontologie y côtoie un admirable ensemble ornithologique mais également des collections zoologiques et entomologiques ainsi qu’une importante bibliothèque scientifique de 1 500 volumes du XVIIe au XIXe siècle. La visite vaut largement le coup d’œil que ce soit pour le chat sauvage d’Europe aux yeux exorbités, la collection de nids de différentes formes, les 28 boîtes de coléoptères régionaux, le fossile d’un nautile daté de 200 millions d’années ou enfin la pièce unique en Europe qu’est le crâne d’Entelodon magnum, sorte de sanglier qui atteignait la taille d’un hippopotame. |