La chapelle romane date du XIe siècle. Construite en schiste, elle a de très rares ouvertures. Cette église, qualifiée « d’antique fondation », fut donnée avec son petit monastère à l’abbaye Saint-Victor de Marseille en 1507 par Frotaire, évêque de Nîmes et frère des vicomtes d’Albi et d’Ambialet. Ce monastère bénédictin a joué un rôle de première importance lors du conflit des Albigeois. Il s’appropria alors l’ensemble des terres de la presqu’île. En 1458, l’endroit passe sous l’autorité du chapitre de Montpellier et rapidement son importance décroît. A la veille de la Révolution, il n’est plus que ruines. En 1865, sous l’impulsion du père Clauzade, il échoit aux Franciscains du Tiers Ordre qui s’emploient à le restaurer entièrement, enrichissant l’église d’enjolivements pour souligner son caractère médiéval. La démolition de toutes les parties intempestives et la disparition du plâtre qui recouvrait les murs intérieurs ont redonné une nudité première à l’antique chapelle qui offre alors l’image d’un art roman tout aussi pur qu’harmonieux. Depuis le 1er juillet 1991, les Franciscains ont cédé la place à la congrégation de Saint-Jean. L’église abrite une statue du XVIIe de Notre-Dame-de-l’Oder ainsi qu’un curieux encensoir de cuivre en forme de chapelle romane. Un diable brûle dans la cassolette. Attention, seule la chapelle se visite! |