C’est au IXe siècle qu’est née Figeac, sur les rives du Célé, d’une abbaye bénédictine fondée par Pépin Ier, roi d’Aquitaine, arrière-grand-père du fameux Pépin le Bref. Les pèlerins venus du Puy par Conques vers Cahors ou Rocamadour, puis Saint-Jacques-de-Compostelle, passaient par Figeac. Cette dernière fut une cité marchande, et pendant plus de 200 ans le creuset d’un puissant commerce. Les marchands s’opposent alors à l’abbé. Le roi de France Philippe le Bel n’en demandait pas tant pour asseoir son pouvoir sur la ville en 1302. Il est désormais représenté par un viguier tandis que les consuls issus de familles de marchands gèrent la cité. Cette période d’opulence sera aussi celle des grandes constructions. Puis aux XIVe, XVe et XVIe siècles, se succèdent la grande peste, la guerre de Cent Ans et les guerres de Religion. Les protestants occupent Figeac de 1576 à 1622 et en font l’une de leurs places de sûreté. Figeac possède une architecture médiévale exceptionnelle, et c’est à la suite d’une politique de réhabilitation exemplaire du centre historique qu’un secteur sauvegardé a été mis en place en 1986, permettant ainsi une meilleure approche du patrimoine. Figeac a reçu le label de Ville d’Art et d’Histoire en août 1990. Quoi de plus naturel en somme pour la ville natale de Champollion!