La ville, enfermée dans une boucle du Lot, est coupée en deux par un axe nord-sud, le boulevard Gambetta. La vielle ville se trouve limitée à l’ouest par cette grande artère, et à l’est et au sud par le Lot. Bien que l’agglomération actuelle ait fait éclater les limites de la vieille ville, c’est une cité peu industrialisée, vivant essentiellement des commerces et des services et de son vignoble réputé.
Préfecture du Lot, capitale du Quercy, Cahors tire son nom de la tribu gauloise des Cadurques qui elle-même le tirerait de la source Divona Caducorum. La ville s’est construite sur une presqu’île. La partie ancienne parfaitement enserrée dans la boucle du Lot s’étire tout au long de la berge. C’est par le pont de Cabessut qu’on rentre dans la ville. Du XIIe au XVe siècle, Cahors atteint son apogée. Avec l’occupation anglaise en Aquitaine, la Garonne n’est plus suffisamment sûre, les négociants privilégient la voie La Rochelle, Cahors, Montpellier pour acheminer leurs marchandises. Cahors devient alors une cité marchande florissante et la première place bancaire du royaume. En mai 1580, Henri de Navarre, futur Henri IV, envahit la ville par le pont neuf (démoli en 1907, vu son piteux état, sur ordres d’Anatole de Monzie) construit en 1250 à l’emplacement du port Bullier, et destiné à suppléer aux défaillances de l’antique pont dit « gallo-romain » dont on peut apercevoir les soubassements des piles par basses eaux au droit de la rue Nationale. C’est dans le château de Cénevières, situé en bordure d’une falaise dominant la vallée du Lot, que le futur roi de France s’installera pour préparer l’attaque de Cahors. Ouvert de Pâques à la Toussaint, il est remarquable pour son style Renaissance : fenêtres à meneaux, cheminées sculptées, façade à pans de bois, grosse tour ronde et surtout très beau soleilho (grenier ouvert au soleil).