Ou, pendant l’été, au point d’information à Orédon. C’est l’une des premières réserves naturelles en France, créée en 1936 par le site d’Orédon. La Société d’acclimatation de France, devenue plus tard Société nationale de protection de la nature, a loué pour 50 ans à la commune de Vielle-Aure, qu’elle administre, les 2 313 hectares de la réserve naturelle. Ici, la nature dépasse les normes. Ses richesses floristiques et faunistiques, ses lacs et ses paysages font depuis longtemps l’objet d’une attention particulière. Grâce à son climat et à sa structure, les pins à crochets possèdent des records de longévité. La flore de la réserve est très riche : 1 250 plantes vasculaires dont une vingtaine très rares pour les Pyrénées, en particulier des espèces reliques, témoins des glaciations passées. L’eau est ici omniprésente. Les milieux aquatiques ont fait la célébrité de la réserve dans le monde scientifique : 571 espèces d’algues décrites et les 2/3 des espèces françaises de sphaignes. Lacs et torrents abritent deux célèbres animaux endémiques pyrénéens : le desman, petit mammifère aquatique proche de la taupe, et l’euprocte, voisin des tritons qui affectionne les eaux claires et froides. En allant de refuge en refuge, vous pouvez faire le tour du Néouvielle. |