Aujourd’hui, Barèges compte 280 habitants, sauf en été et en hiver, car ce petit village se transforme alors en une ville de 5 000 habitants. C’est aussi un centre de pyrénéisme, avec les ascensions possibles du Vignemale, du mont Perdu, du Marboué, du massif de l’Ardidu. C’est la station la plus haute et la plus ancienne des Pyrénées (1922). Barèges, dont l’accueil n’est plus à vanter, s’étire le long du gave du Bastan. Depuis longtemps, les bergers avaient remarqué que leurs brebis malades ou blessées guérissaient en venant se baigner dans de l’eau chaude et sulfureuse. Les premiers écrits révélant l’existence des bains de Barèges remontent au XIVe siècle. En 1670, on présente les eaux de Barèges au monde médical. Ses eaux sont efficaces pour les maladies osseuses. Elles avaient été appelées « Eaux d’Arque-busades ». Elles doivent leur réputation à Louis XIV qui y fit conduire le duc du Maine par Mme de Maintenon. Les malades y affluèrent alors et, en 1732, l’ingénieur Polard est chargé d’établir une route du village à Tarbes. Il faudra 14 ans pour la réaliser, on dut construire sept ponts de marbre. La petite station a accueilli également la duchesse d’Angoulême, fille de Louis XIV, Marie-Thérèse de Bourbon, la duchesse de Berry, fille de François Ier, Napoléon III et l’impératrice Eugénie. Barèges sera entièrement détruite par deux avalanches en 1860 et 1865. Cette petite station a drainé dans les années 1920 de nombreux guides, d’instructeurs de haut vol et d’espoirs olympiques. En 1936, une école de ski est créée.