Capitale de la région Toulouse est surtout très attachante, au point qu’il n’est pas très difficile de faire pleurer un Toulousain en exil, qu’il soit à Londres, Paris ou Madrid dès qu’on évoque sa contrée natale. Faites-lui écouter la célèbre chanson de Claude Nougaro (Qu’il est loin, mon pays, qu’il est loin…) et voilà les larmes qui commencent à monter même au plus bourru des Toulousains. Il faut dire que la ville possède bien des attraits, tant dans son mode de vie que son architecture. Et c’est justement sur ce dernier point qu’il convient de s’attarder un peu. Les rues, les bâtiments ne dévoilent jamais complètement leurs charmes au premier regard et il suffit parfois de peu de chose pour découvrir des détails jusque-là ignorés. Un coucher de soleil rouge sur le Capitole, et c’est la brique qui s’illumine; une nuit de pleine lune sur la Garonne, et la coupole de La Grave change de couleur comme un caméléon… Et pour peu qu’on veuille bien lever la tête, on tombera peut-être rue Saint-Rome sur cette vieille ruche permanente accrochée au premier étage d’une ancienne bâtisse. Ceci expliquant cela, on comprend mieux les marcheurs qui déambulent jusque tard le soir le long des briques roses.