Le bourg, blotti au pied du mont Lozère, doit son développement à la présence du chemin de Régordane, trait d’union entre Auvergne et le Languedoc et axe commercial important. Deux grands chantiers ont marqué la ville : au XIXe siècle, la construction de la voie ferrée Nîmes-Clermont-Ferrand fait de Villefort l’une des principales gares des Cévennes. C’est le début du désenclavement. En 1960, la construction du barrage qui s’inscrit dans l’aménagement du bassin du Chassezac entraîne la destruction du village de Bayard, ancienne halte sur le chemin de Régordane. Le pont Louis-Philippe, qui permettait auparavant de traverser l’Altier, a échappé à la destruction mais il est aujourd’hui noyé sous les eaux du lac, ne réapparaissant qu’exceptionnellement lors des vidanges. Dotée d’une importante infrastructure touristique, la ville profite de la présence du lac où l’on peut se baigner et pratiquer différents sports nautiques. La ville elle-même conserve un certain cachet grâce à quelques maisons anciennes, principalement situées dans la rue de l’Eglise et la rue de la Bourgade qui suivent l’ancien chemin de Régordane. Signes du passé marchand de la ville, les deux grands portails en arcs de cercle, qui abritaient échoppes et étals, sont caractéristiques. Un élégant hôtel du XVIIe siècle, doté d’un bel escalier en hélice, abrite aujourd’hui la mairie. On peut également voir le pont Saint-Jean, qui enjambe l’Altier et permet de gagner la chapelle romane du même nom, transformée en maison d’habitation. A 2 kilomètres au nord de Villefort, la chapelle Saint-Loup, construite en l’honneur d’un ermite, reste depuis des siècles un centre de pèlerinage. A peine plus loin, le village de Vielvic conserve un bel ensemble de maisons du XIVe siècle.