Traversé par le ruisseau qui lui donne aussi son nom, Grandrieu est perché à 1 162 mètres d’altitude sur le plateau accidenté de la Margeride nord, dans un bel environnement de forêts et de rivières. Le bourg n’a conservé que très peu de témoignages de son passé : le monastère et son donjon, les remparts et les poternes ont complètement disparu. Mais l’église, construite au XIIe siècle, semble toujours s’accroupir pour offrir moins de prise aux vents, son clocher carré et massif seul dépasse. Elle conserve, dans une de ses chapelles peu profondes, des peintures murales et un très ancien baptistère en granit orné d’une croix de Malte. Bien qu’elles soient très abîmées, on distingue encore dans ces fresques du XVe siècle une Crucifixion et les quatre évangélistes. Depuis le village, deux itinéraires de randonnée conduisent marcheurs et cyclistes sur les pentes et les landes, l’un jusqu’à un petit pont romain, l’autre vers l’Echine-de-l’Ase, en dos d’âne comme le dit son nom.