«Saint Germain de Calberte est une grande paroisse d’environ neuf lieux de circonférence […]. Mais la localité elle-même, quoique chef-lieu de canton, est à peine plus importante qu’un hameau. Elle s’étage en terrasses sur une pente escarpée au milieu de vigoureux châtaigniers.» Un siècle plus tard, Stevenson ne renierait pas ses lignes : «Saint-Germain a conservé ses bancels ou faïsses qui sculptent les flancs de la montagne, ses châtaigniers…». C’est ici, en plein cœur des Cévennes protestantes, que l’abbé du Chayla, venu diriger les missions qui devaient convertir les huguenots, avait établi sa résidence et aménagé un séminaire. Il est enterré dans le tombeau, qu’il s’était fait lui-même creuser, à l’entrée du chœur de l’église. Sur la place du village, une statue rend hommage aux Cévenols : œuvre d’une jeune artiste iranienne, charmée par les Cévennes, elle représente un homme massif aux prises avec les pierres du pays.