L’histoire de Mende fut pendant longtemps guidée par l’influence de ses évêques. Au temps de la domination romaine, Viculus Mimatensis ne comptait que quelques villas, alors que Gaballum – Javols – était la capitale administrative de la province des Gabales. Mais, au IIIe siècle, les Alamans pourchassèrent l’évêque Privat jusqu’à Mende, où il trouva refuge dans la grotte du mont Mimat. En 1161, le roi attribua à l’évêque de Mende la domination temporelle sur tout le Gévaudan : l’acte resta connu sous le nom de bulle d’or. Par la suite, les évêques n’eurent de cesse de maintenir cette suzeraineté, mais durent transiger d’abord avec les bourgeois. Les choses en restèrent là jusqu’à la Révolution. Au XVe siècle, la prospérité de la ville provient d’une importante industrie lainière et de son commerce dans toute l’Europe. Pendant les guerres de Religion, la cathédrale fut endommagée par les protestants, maîtres de la ville pendant deux ans. L’autorité épiscopale tomba à la Révolution et Mende devint chef-lieu du département de la Lozère. Le XIXe siècle ne démentit pas le développement, favorisé par la fin de l’isolement avec de grands travaux routiers et surtout l’arrivée du chemin de fer vers 1880. Aujourd’hui elle est devenue une cité essentiellement commerciale et administrative, très animée l’été par un apport de population touristique.