Marvejols ne joue un rôle historique de premier plan qu’à partir de 1307, année où un acte de paréage partagea le Gévaudan entre l’évêque de Mende et le roi de France, Philippe le Bel. Marvejols devint capitale des terres de la Couronne face à sa grande rivale, Mende, dominée par le pouvoir ecclésiastique. Cette rivalité se poursuivit lors des guerres de Religion, pendant lesquelles la population s’était convertie au protestantisme, la ville subit maints assauts, et les dégâts furent considérables, ses murailles rabaissées, ses tours démolies. Devenu roi, Henri IV attacha un soin particulier à sa reconstruction comme en témoignent les trois portes fortifiées, flanquées de deux tours, qui subsistent encore. Les siècles suivants virent le retour de la prospérité grâce aux industries de la laine installées tout au long de la Colagne : traitement, teinture, filature et tissage. La visite de la ville commence par le passage sous une des portes monumentales au sud, celle des Chanelles, au nord celle de Soubeyran, à l’est celle du Théron.