2 km à l’ouest par la D998
Le long de l’Urugne, le village de Banassac connut dans les premiers siècles de notre ère une prospérité économique remarquable. Le monde romain s’était pris de passion pour une vaisselle d’argile glacée de rouge – dite «sigillée» –, au point que des ateliers se développèrent en Gaule. Le plus gros de la région se trouvait à la Graufesenque, près de Millau, et sous son influence, les sites du Rozier et de Banassac se développèrent : les potiers y trouvaient l’argile, puisée au confluent de l’Urugne, du ruisseau Saint-Saturnin et du Lot, le bois pour chauffer les fours et la résine pour calfater les embarcations destinées au transport de la production. Il y eut jusqu’à soixante-dix potiers à Banassac, qui en vinrent à réaliser des céramiques aux motifs originaux alternant lettres et décors floraux, on a retrouvé des vases de Banassac jusqu’à Pompéi, au Maroc et au Liban. De son époque médiévale, Banassac a conservé l’église, édifiée au XIIe siècle et un pont du XIVe siècle qui enjambe le Lot. Le petit musée d’archéologie de la mairie expose quelques vestiges de vases de céramique.