Alès est une ancienne ville minière qui transforme ses terrils en collines innocentes, vertes et boisées. Voilà ce qui reste de l’industrie minière alésienne, condamnée à trouver ses ressources dans d’autres activités économiques. Alès, capitale des Cévennes, est restée une cité ouvrière sous des aspects de bourgade bourgeoise. Pas facile d’enterrer des gueules noires, surtout que la ville, fière de son passé, cultive le culte du charbon, en offrant en pâture aux touristes une mine témoin, passé pas si lointain que cela car l’industrie minière florissante au début des années cinquante a complètement périclité en trente ans, et plus de 25 000 emplois ont été supprimés. Alès est avant tout une cité protestante où a été fondée la première église réformée de France en 1560. Haut lieu de la révolte des camisards, Alès, autrefois nommée Alais, conserve son passé riche de l’industrie de la soie avant de devenir une capitale minière. La ville actuelle, bâtie entre les deux rives du Gardon, bien que cernée d’immeubles inesthétiques, conserve son vieux centre et ses rues piétonnes, son marché quotidien aux accents cévenols prononcés, où pélardons et cèpes y tiennent une place de choix. La gastronomie change de la cuisine traditionnelle provençale avec une charcuterie de grande qualité, le pélardon, la châtaigne, les cèpes ou encore les oignons doux. Le climat méditerranéen l’été devient beaucoup plus rude l’hiver. C’est aussi un des charmes d’Alès.