Saint-Florent occupe un site antique, puisque
situé à un kilomètre de l’ancienne Nebbio des
Romains qui donne son nom à la région (Nebbiu
signifie, en langue corse, nébulosité, nuage car ce
porteur d’eau venant de l’ouest vient s’accrocher
à la montagne qui sépare la côte occidentale de
la côte orientale).
Saint-Florent est surnommé le Saint-Tropez corse.
Délicieux petit port de plaisance, sans cesse rénové
et réaménagé, aux petites rues parsemées de
restaurants et boutiques, aux superbes bâtisses
qui tombent dans la mer, Saint-Florent s’enfouit
au coeur du golfe du même nom et sert de point
de départ aux plaisanciers, vers les magnifiques
plages encore sauvages qui s’étirent à flanc de
maquis vers la Balagne.
Particulièrement prisée des Italiens, la petite station
balnéaire vibre tout au long de l’été d’une clientèle
très locale qui se mêle avec plaisir aux vacanciers.
Le village est beau et vivant, l’été bien sûr, et tout
au long de l’année, les week-ends, quand les
Bastiais flânent dans les ruelles où rejoignent
leurs bateaux, véritables résidences secondaires.
La place centrale, point de départ de jolies ruelles
aux maisons fleuries (peu nombreuses, on a vite
fait le tour de l’essentiel) est agréable. On emprunte
ces ruelles notamment pour grimper à la citadelle,
également de dimension modeste. Voir l’église,
entre autres, pour sa façade, et porter attention aux
vieilles maisons à proximité, gravées et sculptées
d’inscriptions et de décorations.
Histoire
Saint-Florent occupe un site antique, puisque situé
à un kilomètre de l’ancienne Nebbio des Romains
qui donne son nom à la région (Nebbiu signifie, en
langue corse, nébulosité, nuage car ce porteur d’eau
venant de l’ouest vient s’accrocher à la montagne
qui sépare la côte occidentale de la côte orientale).
Les Sarrasins ayant fait disparaître les vestiges
de cette cité romaine, les Génois installèrent une
nouvelle place que leurs gestionnaires tacticiens de
la Banque de Saint-Georges dotèrent d’une citadelle
pour faire bonne mesure. Au cours de la fameuse
expédition de Sampiero Corso, la ville tomba aux
mains du maréchal des Thermes, chargé par Henri II
d’épauler le libérateur corse pour chasser les Génois.
Un an plus tard, les Génois revenaient à la charge
et, cinq ans après, le traité de Cateau-Cambrésis
rendait la totalité de l’île aux occupants.