Beau, accueillant et touristique (l’accès est facile, à 6 km par la route de la plaine N198). Longtemps siège des évêques d’Aleria, Cervione fut également, très peu de temps, la bizarre capitale d’un royaume qui n’existait pas, le peu scrupuleux Théodore de Neuhof, sans plus de légitimité que cela, ayant profité des troubles de l’époque pour se faire proclamer roi de Corse sous le nom de Théodore Ier, en 1736. Il débarqua un beau jour à Aleria et fut accueilli par une foule en délire. La plaisanterie ne dura que quelques mois.
De son important rôle religieux, Cervione garde bien sûr de belles églises : voir la cathédrale Saint-Erasme (début du style baroque, fin XVIe siècle) pour sa coupole ou ses stalles XVIIe, ainsi que la chapelle Sainte-Christine, d’un plus sobre style roman, pour les fresques des absides jumelles (XVe). En excursion pédestre, balade pour le panorama jusqu’à la pointe de Nevera qui culmine à un peu plus de 800 m. Juste à côté de Cervione, une église mérite la visite, même celle des mécréants : Santa Cristina, à Valle di Campoloro, est une petite église romane qui possède de très remarquables fresques, notamment sur le plafond voûté de ses deux absides en cul-de-four.