Onze hameaux dominant la mer : Canelle-la-
Marine, Scala, Marinca, Abro, Vignale, Chine,
Pieve, Piazza, Longa, Olmi, Pinzuta, Solaro, Imiza
et Ercuna. Un couvent franciscain du XVIe siècle
jusqu’à la Révolution, fut transformé un temps
en gendarmerie. Aujourd’hui il abrite des gîtes
et chambres d’hôtes. Pieve, hameau de Canari
est un endroit immédiatement convivial, comme
certains villages provençaux du temps de Pagnol.
Tout le monde se retrouve au Bar des Amis et
se restaure au Vieux Clocher. Mais le visiteur du
premier jour ira, avant toute chose, se rincer l’oeil
à la tour clocher. Là, au pied des palmiers, à côté
de l’hélistation, une vue parmi les plus belles de
la côte amalfitaine. A la sortie de Canari, à pic
sur la mer, une bâtisse fantôme, l’ancienne usine
d’amiante, minerai exploité de la dernière guerre
à 1965. L’usine employa jusqu’à près de 300
ouvriers. Fermée, elle est devenue une verrue
dont l’esthétique industrielle, qui attire parfois les
cinéastes, devrait être gommée, dans les années à
venir, par un projet de réhabilitation pour le moins
pharaonique.
Après les charmes de la nature, vous pourrez
faire une brève étude comparative des deux
styles religieux dominants de l’île, en comparant
les églises de Santa-Maria-Assunta et de Saint-
François. Malgré les remaniements qu’elle a subis
au XVIIIe, la première reste en effet un bel exemple
du roman pisan (première construction du XIIe siècle)
tandis que la seconde est de style baroque. Elle
renferme par ailleurs quelques objets remarquables :
peintures, croix processionnelle du XVIe, gisant de la
même époque. A visiter le conservatoire du costume
corse, dans les caves du couvent.