Point d’arrivée des ferries et des avions, la
cité calvaise est sans doute, en saison, la plus
occupée de l’île, damant le pion à Bonifacio et
Porto-Vecchio, au moins pour la fréquentation
communale. Ville génoise par excellence (Civitas
Calvi semper fidelis – Calvi cité toujours fidèle…
à Gênes), Calvi ne vit plus tout à fait à l’heure
italienne mais l’ombre de Christophe Colomb, à
qui de nombreux Calvais et Corses octroient une
origine locale, hante la citadelle, inconditionnelle
représentante de l’influence génoise. C’est d’ailleurs
le fort attachement de la cité à sa cousine ligure
qui permet à certains hagiographes du navigateur
transatlantique de situer sa naissance à Calvi. Bien
que s’étant toujours déclaré génois, dans sa vie
comme dans son testament, celui-ci pourrait bien,
tout compte fait, être un Génois de Calvi. Une des
spécificités de la station ; ce qui la rend encore plus
pratique pour les campeurs, est que la voie ferrée
arrive vraiment au coeur de la station, tout près
du port et de l’office de tourisme. Aujourd’hui, cité
touristique, Calvi a su organiser des événements
culturels et sportifs qui lui confèrent l’image d’une
ville entreprenante.
Histoire
Ville fortifiée, Calvi comprend une ville haute
avec sa citadelle fondée par les Génois, et une
Marine et son port de plaisance. Au début de l’ère
chrétienne, la cité, fondée par les Romains, occupait
l’emplacement de la ville basse actuelle. Au cours
de la seconde moitié du XIIIe siècle, une guerre entre
seigneurs fut à l’origine de la fondation de la haute
ville. En 1420, Alphonse V, roi d’Aragon, s’empara
de Calvi. La garnison espagnole fut massacrée un
an plus tard. A partir de 1453, la ville passa sous le
contrôle de l’Office de Saint-Georges qui l’entoura
de solides murailles. Jusqu’au XVIIIe siècle la ville
reste fidèle à Gênes, soutenant même un siège de
deux mois contre Paoli et la flotte anglaise en 1794.
La citadelle, défendue par le général de Casabianca,
résista aux attaques et aux bombardements des
artilleurs anglais installés sur les collines de la Serra
et dans le fort Mozzello. Finalement vaincue, elle
restera sous la domination des Anglais pendant
deux ans avant de devenir française. De 1938 à la
Libération, Calvi devint une forteresse militaire. Le
port fut utilisé lors du débarquement en Provence,
le 15 août 1944.