Destination privilégiée pour les sorties nocturnes elle peut, en ces termes, être comparée à Calvi et la Balagne. Mais Bonifacio, Porto-Vecchio et la côte des Nacres, c’est aussi la proximité de forêts verdoyantes comme l’Ospedale et des plages bordées de pins. Son arrière-pays réserve ainsi des points de vue remarquables auxquels l’on accède par des sites de toute beauté où la nature s’exprime de toute son ampleur. Très fréquentée l’été, la microrégion amorce la remontée vers la côte orientale comme un trait d’union entre le sud et le nord. Cette ville construite sur d’imposantes falaises de calcaire est d’une vertigineuse beauté. Dressée à la limite de la roche, elle défie l’ire de la mer qui, les jours de tempête, vient fouetter son piédestal jusqu’à surprendre de ses embruns le contemplateur. Celui-ci d’ailleurs n’aura de cesse de l’admirer de fond en comble, de ruelles étriquées en grottes marines.
La balade sur le port est assez vite résumée : des restaurants et des bars qui s’alignent d’un côté, les bateaux de l’autre : entre les deux, véhicules et piétons se frayent un chemin. On s’encanaille au B-52, au Cafe del Mar, ou plus chic, au piano-bar de La Chapelle. On se montre au glacier Le Rocca-Serra, et on retrouve la jeunesse au Panini, sur le port. La ville est belle et mérite un séjour de quelques jours, l’arrière-pays est, lui aussi, captivant. Attention, la réputation de Bonifacio n’est plus à faire, pensez à réserver votre séjour, faute de place en hôtel, pensez aux chambres d’hôtes de l’arrière-pays.
Côté manifestations… La ville est vivante et, durant l’été, elle reçoit de nombreuses manifestations culturelles ou sportives : les fêtes de la semaine sainte (processions du jeudi et vendredi saint), la population se rassemble derrière les cinq confréries présentes à Bonifacio. La cérémonie du Matsucchi est impressionnante : les confrères frappent le sol à l’aide de palmes pour reproduire le bruit de tonnerre qui a accompagné la mort du Christ.